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Jean Giono

Ecrivain né à Manosque

Jean GionoNé à Manosque (Alpes de Haute Provence) en mars 1895, Jean Giono est le fils d'un cordonnier anarchiste d'origine italienne. En 1911, la mauvaise santé de son père et les faibles ressources de la famille obligent Jean Giono à arrêter les études. En 1915, il est incorporé à Briançon, puis envoyé au front à Verdun et au Mont Kemmel. Plus tard, la lecture des écrivains classiques (en particulier Virgile) l'amène à l'écriture : un passe-temps qui prendra de plus en plus d'importance, si bien qu'il décidera, après la liquidation de la banque qui l'employait en 1929 et le succès de son premier ouvrage "Colline" d'arrêter toute activité professionnelle pour se consacrer exclusivement à son œuvre.

CollineEn 1929, il est le lauréat du prix américain Brentano pour "Colline", et recevra l'année suivante le prix Northcliffe pour son roman "Regain".
En avril 1935, il publie "Que ma joie demeure" qui connaît un grand succès, particulièrement auprès de la jeunesse.

Bloqués accidentellement dans le hameau du Contadour lors d'une randonnée sur la montagne de Lure, Giono et quelques amis, subjugués par les lieux, décident de s'y rencontrer régulièrement : ce seront les "Rencontres du Contadour". C'est l'époque de la publication de l'essai "Les Vraies Richesses", dédié à ses amis. Mais la déclaration de guerre interrompt la neuvième rencontre du Contadour.

Jean Giono - Les âmes fortesFace à la guerre, ses amis attendent la réaction de Giono. Elle sera difficile pour cet homme libre qui ne veut pas être directeur de conscience et qui écrit "Marchez seul, que votre clarté vous suffise".
Il rejoindra le centre de mobilisation de Digne, cependant, en raison de son pacifisme affiché, il sera arrêté le 14 septembre 1939. Il sera relâché après un non-lieu et libéré de ses obligations militaires.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1944 et bien qu'ouvertement anti-nazi, Jean Giono sera pourtant accusé d'avoir collaboré et sera de nouveau emprisonné. Il sera libéré en janvier 1945 sans jamais avoir été inculpé. Néanmoins, le procès lui vaudra l'inimitié d'une partie de la profession et il sera exclu du Comité national des écrivains.

Le succès de son roman "le Hussard sur le toit", puis le Prix du Prince Rainier III de Monaco pour l'ensemble de son œuvre en 1953, lui permettront pourtant de retrouver une juste estime. Il sera même reçu l'année suivante au sein de l'Académie Goncourt.

Emporté par une crise cardiaque le 9 octobre 1970, Jean Giono est enterré à Manosque.

Bibliographie

Jean Giono - Un de BaumugnesColline (1928)
Un de Baumugnes (1929), film de Marcel Pagnol en 1934 sous le titre Angèle.
Naissance de l'Odyssée (1930)
Regain (1930), porté à l'écran par Marcel Pagnol en 1937.
Le Grand Troupeau (1931)
Jean le Bleu (1932), inspira La Femme du boulanger à Marcel Pagnol
Solitude de la pitié (1932)
Le chant du monde (1934)
Que ma joie demeure (1934)
Les vraies richesses (1937)
Refus d'obéissance (1937)
Batailles dans la montagne (1937)
Le poids du ciel (1938)
Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix (1938)
Précisions et Recherche de la pureté (1939)
Traduction de Moby Dick, de Herman Melville (1940)
Pour saluer Melville (1941)
Jean Giono - L'homme qui plantait des arbresTriomphe de la vie (1942)
Le voyage en calèche (1946)
Un roi sans divertissement (1946), film de François Leterrier en 1963
Noé (1948)
Les âmes fortes (1949), porté à l'écran par Raoul Ruiz en 2000
Mort d'un personnage (1949)
Les grands chemins 1951
Le Hussard sur le toit (1951), film de Jean-Paul Rappeneau en 1995
Le moulin de Pologne (1952)
L'Homme qui plantait des arbres (1953), libre de droit dès sa sortie
Le bonheur fou (1957)
Angelo (1958)
Deux cavaliers de l'orage (1965 pour la version définitive)
L'Iris de Suse (1970)
et divers recueils de nouvelles et chroniques publiés essentiellement à titre posthume.

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